Et si une collection ne s’arrêtait plus vraiment à la fin d’une saison ?
Avec Le Jardin des Muses, Wild Bloom évolue vers un vestiaire vivant, pensé autour de trois univers qui se réinventeront au fil des saisons.
Ces dernières semaines, je vous ai beaucoup parlé du Jardin des Muses.
Je vous ai raconté les premières réflexions derrière sa naissance, présenté Clairière, Roseraie et Orangerie, ces trois Muses imaginées comme trois façons différentes d’exprimer sa féminité.
Et tandis que je commence aujourd’hui à choisir les premières pièces qui viendront composer ce nouveau vestiaire, je réalise que le Jardin des Muses représente finalement bien plus qu’une nouvelle collection.
C’est une nouvelle façon pour moi d’imaginer la suite de Wild Bloom.
Ne plus simplement passer d’une collection à une autre
Depuis la création de Wild Bloom, chaque collection m’a permis de raconter une histoire, d’explorer des couleurs, des imprimés, des matières et des inspirations différentes.
Et je tiens énormément à cette idée.
Mais au fil des mois, une autre envie s’est installée : celle de construire quelque chose de plus durable, de plus cohérent, qui puisse évoluer sans devoir systématiquement repartir de zéro à chaque nouvelle saison.
Je vous en parlais récemment dans un autre Carnet : j’ai de plus en plus envie de penser le vêtement autrement.
Choisir moins au hasard. Chercher davantage les associations possibles. Imaginer comment une nouvelle pièce pourra vivre avec celles qui sont déjà là. Et surtout, créer progressivement un vestiaire dans lequel les vêtements ne sont pas seulement beaux individuellement, mais racontent quelque chose lorsqu’ils sont réunis.
C’est précisément de cette réflexion qu’est né Le Jardin des Muses.
Trois Muses, mais quatre saisons
Clairière, Roseraie et Orangerie ne seront finalement pas seulement les trois capsules d’une collection automne-hiver.
Elles vont devenir trois univers permanents de Wild Bloom.
Trois sensibilités, trois façons de composer une silhouette et trois facettes d’une même féminité.
Clairière incarnera cette allure libre et naturelle que j’aime tant : les matières texturées, les broderies, les mailles, les inspirations végétales et cette touche bohème qui accompagne Wild Bloom depuis ses débuts.
Roseraie sera plus romantique. Des fleurs, bien sûr, mais aussi des détails délicats, des couleurs féminines, de la dentelle, des volumes doux et cette poésie que j’aime retrouver dans certaines pièces.
Orangerie, enfin, exprimera une élégance plus intemporelle : de belles coupes, des lignes plus structurées, des imprimés graphiques ou rétro et ces pièces simples en apparence, mais dont un détail suffit parfois à changer toute l’allure.
Leur personnalité restera.
Mais leur jardin, lui, changera au fil des saisons.
Un jardin qui change de couleurs
C’est probablement l’une des choses qui m’enthousiasme le plus dans cette nouvelle façon de travailler.
Il n’y aura pas une palette Clairière, une palette Roseraie ou une palette Orangerie figées pour toujours.
Cet automne, Clairière pourra se teinter de sauge, de kaki, de terracotta, d’écru et de chocolat. Roseraie accueillera les vieux roses, le prune ou le bordeaux. Orangerie se réchauffera de chocolat, de rouille, de taupe ou de bleu marine.
Puis viendra le printemps.
Les couleurs s’éclairciront, les matières deviendront plus légères, les imprimés évolueront.
Les Muses resteront les mêmes, mais elles s’habilleront au rythme des saisons.
Et j’aime énormément cette idée.
Parce qu’elle me permet de conserver une véritable identité tout en continuant à vous surprendre.
Construire un vestiaire plutôt qu’accumuler des pièces
Le Jardin des Muses va aussi modifier ma façon de sélectionner les nouveautés.
Jusqu’ici, comme beaucoup de petites boutiques, je pouvais avoir un coup de cœur pour une pièce et décider de vous la proposer simplement parce que je la trouvais belle.
Je continuerai évidemment à avoir des coups de cœur — heureusement !
Mais désormais, une question supplémentaire accompagnera mes sélections :
Quelle place cette pièce aura-t-elle dans le Jardin ?
Avec quoi pourra-t-elle être portée ?
Quelle silhouette permettra-t-elle de créer ?
Pourra-t-elle s’associer à une pièce déjà présente dans le vestiaire ?
Apporte-t-elle réellement quelque chose à l’univers de sa Muse ?
Cela peut sembler être un détail, mais pour moi, cela change beaucoup de choses.
Je ne souhaite pas construire des collections dans lesquelles chaque nouveauté chasse simplement la précédente.
J’aimerais au contraire que certaines pièces puissent rester, traverser les saisons, rencontrer de nouvelles pièces et permettre de créer de nouvelles associations.
Et les essentiels dans tout ça ?
Parce qu’un vestiaire ne peut pas être composé uniquement de robes imprimées, de jolies broderies et de pièces fortes.
Il faut aussi ce qui permet de les porter.
Des tops simples, une jolie maille unie, un jean bien coupé, un pantalon facile à associer…
Ces essentiels auront eux aussi leur place dans Le Jardin des Muses.
Ils seront peut-être moins spectaculaires au premier regard, mais ils auront une vraie fonction : faire vivre les autres pièces et permettre de composer des silhouettes que l’on peut réellement porter au quotidien.
Car mon envie n’est pas de créer un univers uniquement joli à regarder.
Je veux qu’il puisse entrer dans vos dressings.
Faire revenir certaines pièces plutôt que toujours chercher la nouveauté
Et il y aura une autre petite différence.
Certaines pièces que vous avez déjà découvertes chez Wild Bloom pourront revenir dans le Jardin.
Parce qu’elles correspondent parfaitement à l’univers d’une Muse. Parce qu’elles peuvent être associées à de nouvelles pièces. Ou simplement parce qu’une belle pièce n’a pas besoin de devenir obsolète sous prétexte qu’une saison s’est terminée.
Je trouve même assez joli d’imaginer qu’un vêtement découvert dans une précédente collection puisse avoir une seconde histoire quelques mois plus tard.
C’est aussi cela, pour moi, construire un vestiaire plus cohérent.
Une nouvelle façon de faire grandir Wild Bloom
Le Jardin des Muses ne sera donc jamais vraiment une collection terminée.
Certaines pièces arriveront. Certaines partiront. D’autres resteront plus longtemps.
Les couleurs évolueront. Les matières changeront. Les silhouettes se transformeront au fil des saisons.
Et moi, je continuerai à chercher, sélectionner, essayer, associer… avec toujours cette même question en tête :
Est-ce que cette pièce mérite de pousser dans le Jardin ?
Je crois que c’est finalement la meilleure façon de vous expliquer ce que j’ai envie de construire aujourd’hui avec Wild Bloom.
Un univers plus cohérent, mais jamais figé.
Un vestiaire féminin, vivant et évolutif.
Des vêtements choisis pour leur singularité, mais aussi pour les histoires qu’ils pourront raconter ensemble.
Et trois Muses qui continueront, saison après saison, à nous emmener chacune dans une partie différente du Jardin.
Parce qu’après tout, un jardin n’est jamais vraiment terminé.
Il évolue, se transforme… et refleurit autrement à chaque saison.